Re - Pères

L'infini indéfini...

04 octobre 2009

La dérive financière pour les Nuls - comme moi... - frédéric Lordon (Télérama) - épisode 1

Il nous faut des esprits libres et éclairés pour nous expliquer les dérives du système financier...

Car nous ne pouvons pas attendre auprès de chroniqueurs imbus de leur pouvoir médiatique qui hier faisait l'apologie du capitalisme financier, insultant le moindre auditeur critique à l'égard du système, et aujourd'hui le critique ouvertement et sans aucune analyse intelligente, car il est de bon temps de s'indigner !!!

Alors voici une interview de Frédéric Lordon, paru dans Télérama qui nous permet de prendre du recul sans être trop technique dans ses explications :

Télérama  : Un an après la faillite de Lehman Brothers, qui mettait le système bancaire mondial au bord de l'explosion, le G20 se réunit pour la troisième fois en vue d'adopter de nouvelles dispositions pour tenter d'encadrer la finance internationale. Que faut-il attendre de ce nouveau sommet ?

F.Lordon : Il est à craindre qu'une fois passé le vacarme de la communication officielle triomphante et de tous ses aimables échos médiatiques, on s'aperçoive de nouveau que les mesures du G20 de Pittsburgh persistent à ne pas être à la hauteur de l'évènement.
Au point où nous en sommes, la vraie ligne de partage apparaît de plus en plus clairement entre ceux (minoritaires) qui pensent que le choc a été tel que le cadre de la finance doit être totalement refondu, et ceux qui pensent s'en tirer en lui donnant simplement le nombre minimum de tour de vis.
Bricoler dans le cadre ou refaire le cadre : voilà la vraie alternative. Où se situe le G20 dans cette affaire ?
Poser la question s'est déjà y répondre.

Télérama : Le système financier qui émerge de la crise n'est il pas pire que le précédent, dans la mesure où les banques qui ont survécu forment un oligopole d'établissements financiers encore plus énormes et interdépendants qu'avant, au point qu'aucun état ne pourra à l'avenir se permettre d'en laisser sombrer un seul ?

F.Lordon : Absolument.
               Parmi toutes les tares qui ont coproduit le désastre financier et ses suites dans l'économie réelle, il en est deux notoires qui tiennent à la taille des établissements financiers et à leur "déspécialisation".
La crise de 1929 avait conduit à une stricte séparation des banques de marché et des banques commerciales (c'est le Glass-steagall act) pour éviter que les déboires des premières ne contaminent les secondes et ne diffusent leurs effets dans toute l'économie réelle.
Le drame de la politique, c'est que même les évènements les plus cuisants sont à mémoire déclinante, aussi l'administration Clinton a-t-elle joyeusement abrogé cette disposition alors qu'elle offrait un remarquable pare-feu.
Les grandes banques ont été laissés libres de devenir des supermarchés de la finance couvrant absolument tous les métiers, à commencer par la gamme complète des activités de marché. En cas de gamelle, non seulement ces banques mettent en péril la masse de leur dépôts mais transmette le choc financier à l'économie réelle via le canal du crédit, resserré à mort pour rétablir au plus vite leur situation financière.

Or le processus de restructuration d'urgence qui s'est opéré à partir de l'automne 2008 a fait reprendre des banques qui étaient à l'agonie par d'autres qui l'étaient un peu moins. Résultat, on a crée es mastodontes de la finance encore plus "déspécialisés" qu'auparavant, véritables foyers de risque systémique (situation dans laquelle une faillite locale entraîne d'autres faillites avec menace d'effondrement global du système financier).
ambulant, et que leur taille gigantesque abonne dès maintenant au sauvetage public garanti lors du prochain accident. On peut difficilement faire plus catastrophique

A défaut d'une réduction très sévère des activités de marché, la respécialisation est impérative. C'est le minimum de confiner les banques de marché, en prise directe avec ce foyer d'instabilité que sont les marchés de capitaux, et de les tenir à la plus grande distance possible des banques commerciales, dont la régularité est vitale au financement de l'économie réelle.

A Suivre ....

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Le Fil de Fer Masqué

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25 septembre 2009

Votation citoyenne sur l'avenir de notre Poste - le 03 octobre 2009

"Il faut tout brader !!!!"

"Pourquoi la  Poste jouirait d'un monopole alors que partout ailleurs, elles est soumise à la concurrence ?!

" Il faut privatiser pour que la Poste devienne une entreprise qui allie bénéfice et qualité de service..."

" La privatisation de la Poste se fera pour le bien des clients et pour la bonne marche d'une entreprise et de ses futurs actionnaires."

Voilà ce que l'on ne manquera pas d'entendre d'ici peu dans la bouche de nos dirigeants...

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Pourquoi le gouvernement ment-il aujourd'hui sur l'avenir de la Poste ? A l'instar, d'un Edf/Gdf ou d'un France Télécom, le but inavoué est de faire passer en douceur, auprès des usagers du service public, un projet de privatisation qui ne dit pas son nom. L'inconscient collectif doit arriver à se dire dans quelques mois, à force d'annonces médiatiques, que l'on ne peut faire autrement que de privatiser. Ce serait refuser le progrès et la modernité !!!

Alors refusons leur progrès et leur modernité... Et exigeons notre droit de citoyen de donner notre avis, par le biais d'un vote, sur une décision qui nous concerne tous.

Je ne vous inflige pas toutes les données économiques et politiques contradictoires sur le sujet, votre moteur de recherche et votre patience le ferait aussi bien que moi, mais plutôt à réfléchir à ce que représente La Poste, service public, depuis des décennies sur tout le territoire français.

Allez donc voter le 03 octobre, non pas pour un homme providentiel, mais pour une décision concrète qui pourra faire changer durablement votre quotidien, notamment dans les 32 000 villages de France (de moins de 2000 habitants) qui représentent pas moins de 15 millions d'habitants.

Pensez aussi au coût humain (voyez ce qui se passe à France Télécom depuis la privatisation), social et écologique d'une telle décision.

Alors allez voter le 03 octobre sur votre marché, dans votre Poste...


Pour en savoir plus


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23 septembre 2009

L'ultimatum climatique, l'appel pour la conférence de Copenhague

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ultimatum climatique



Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

Le Fil de Fer Masqué

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17 septembre 2009

Guédigian, l'Armée du Crime

Affiche_rouge

UNe introduction au film s'impose, celle du 4° de couverture de "L'affiche rouge" de Benoît Rayski, pour éviter de spoiler le film et de vous en gâcher le plaisir :

   " (...) Ce récit superbe évoque le monde d'où ils venaient : le 11° arrondissement de Paris, quartier populaire juif et rouge, les bals du 14 juillet, les jeunesses communistes, le yiddish qu'ils apprenaient après l'école. Et surtout la France qu'ils aimaient tant. Immigrés certes, étrangers évidemment, mais français, très français, comme plus personne n'ose l'être aujourd'hui (...)"

affiche_1

Nous sommes là, au temps où les résistants étaient considérés par le pouvoir en place comme des terroristes (nous pourrions aussi bien mettre cette phrase au présent).

Résistants, étrangers, jeunes, communistes, juifs, ceux qui ont donné vie pour que la liberté ne devienne pas un mot creux dans la bouche des dirigeants.

Guédigian sait aimer ses personnages et les faire aimer, car ils sont empreints d'une humanité forte et savent vivre, c'est à dire se mettre en danger pour leurs convictions. Il fait ici la part belle à ce que l'homme est capable de réaliser lorsqu'il sait aimer ses semblables. Et Guédigian nous le rappele si bien, quand un état assassine, torture, brime les libertés fondamentales, il n'y a plus à s'encombrer d'éthique avec l'ennemi.

J'ai été transporté par l'histoire, frissons et moments de tension se sont succédés, les acteurs m'ont emmenés avec eux là où ils le souhaitaient, j'ai été révolté et j'ai entendu des mots justes, des vérités que l'on aimerait entendre crier aujourd'hui face à certaines situations inhumaines.

Guédigian sait filmer sobre, précis, sans image à la mode, sans mouvement d'esbrouffe mais avec cette élégance qui sait céder à l'essentiel : son histoire et ses acteurs. Je regretterai seulement dans la forme ce traitement téléfilm à grand budget qui nuit un peu au grand écran et aux émotions qu'il renvoit.

Un bel hommage également à la culture arménienne et un renvoi historique essentiel sur le rôle joué par la Turquie.

Ken Loach, son frère, ne le renierait pas. Merci pour ces moments d'intensité et ces quelques gouttes d'eau salée au bord...

L'armée du Crime de Robert Guédigian (2009)

avec

Simon abkarian,

Virginie Ledoyen
Robinson Stévenin
Grégoire Leprince-Ringuet
Lola Naymark
Yann Tregouët
Ariane Ascaride

Jean-Pierre Darroussin

(Le CInéma doit être et rester un art populaire. Préférez les petites salles de quartier, la cinémathèque francaise, les soirée Dvd entre amis et à la rigueur les projections matinales dans les multiplex. Payez 10 euros sa place revient à décréter que la culture est réservé à une élite !!!)

Le Fil de Fer Masqué

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16 août 2009

Marcel Légaut - Sens aimant - sensation de l'homme à la recherche de son humanité -

Chercher du sens .....

           " Une civilisation qui apporte l'abondance mais supprime la qualité et la beauté pour développer à tout prix et sans limite une production en série (...) cultive aussi le déracinement de l'homme.

             Là où il y a l'abondance apparaissent le gaspillage et la désaffection due à la saturation.

             Là où règnent les objets standardisés faits pour ne pas durer et être sans cesse remplacés, disparaissent le soin et l'ordre, le goût de l'entretien qui rendait harmonieuse une condition modeste (...) mais attachée à un patrimoine lié à toute la vie"

             Aussi il ne faut pas s'étonner que l'homme moderne, malgré les distractions qu'on multiplie à sa disposition (...) sente à certaines heures le vide se creuser dans sa vie. Il souffre d'autant plus de ce vide logé au coeur de son être qu'il est plus profond , plus évolué, moins capable de se suffire d'un travail qui ne fait que l'occuper, de loisirs qui ne sont que des passe-temps (...)

              En ces heures noires, s'il n'échappe à l'angoisse du néant par des fuites indignes de son humanité, il est acculé à chercher un sens à sa vie (...), plus encore que l'homme de jadis qui recevait ce sens passivement et inconsciemment de la société "

                                  " L'homme à la recherche de son humanité "

9782204076654

        Le fil de Fer Masqué

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29 mai 2009

Julien Coupat, un dangereux analyste autonome !!!

Tiré d'une interview ecrite publiée sur Le Monde :

Comment vivez-vous votre détention ?

Très bien merci. Tractions, course à pied, lecture.

Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?

Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d'un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs "prisons du peuple" en nous assommant de questions où l'absurde le disputait à l'obscène.

Celui qui semblait être le cerveau de l'opération s'excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c'était de la faute des "services", là-haut, où s'agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu'ils continuent de sévir en toute impunité.

Les sabotages sur les caténaires SNCF en France ont été revendiqués en Allemagne. Qu'en dites-vous?

Au moment de notre arrestation, la police française est déjà en possession du communiqué qui revendique, outre les sabotages qu'elle voudrait nous attribuer, d'autres attaques survenues simultanément en Allemagne. Ce tract présente de nombreux inconvénients : il est posté depuis Hanovre, rédigé en allemand et envoyé à des journaux d'outre-Rhin exclusivement, mais surtout il ne cadre pas avec la fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l'attaque au cœur de l'Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires. On aura, dès lors, bien soin de ne pas trop mentionner ce communiqué, ni dans la procédure, ni dans le mensonge public.

Il est vrai que le sabotage des lignes de train y perd beaucoup de son aura de mystère : il s'agissait simplement de protester contre le transport vers l'Allemagne par voie ferroviaire de déchets nucléaires ultraradioactifs et de dénoncer au passage la grande arnaque de "la crise". Le communiqué se conclut par un très SNCF "nous remercions les voyageurs des trains concernés de leur compréhension". Quel tact, tout de même, chez ces "terroristes"!

anarcho_autonome

Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de "mouvance anarcho-autonome" et d'"ultragauche"?

Laissez-moi reprendre d'un peu haut. Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'"éviter une guerre civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale.

Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu'elle n'ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d'entre ses éléments. Quant à l'extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l'état groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n'a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.

Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n'a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l'importuner, elles qui depuis deux ans dansent avec le gouvernement un ballet si obscène. Dans ces conditions, la seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c'est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d'entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole.

Cette analyse sommaire du théâtre des opérations a dû s'imposer assez tôt puisque les renseignements généraux faisaient paraître dès juin 2007, sous la plume de journalistes aux ordres (et notamment dans Le Monde) les premiers articles dévoilant le terrible péril que feraient peser sur toute vie sociale les "anarcho-autonomes". On leur prêtait, pour commencer, l'organisation des émeutes spontanées, qui ont, dans tant de villes, salué le "triomphe électoral" du nouveau président.

Avec cette fable des "anarcho-autonomes", on a dessiné le profil de la menace auquel la ministre de l'intérieur s'est docilement employée, d'arrestations ciblées en rafles médiatiques, à donner un peu de chair et quelques visages. Quand on ne parvient plus à contenir ce qui déborde, on peut encore lui assigner une case et l'y incarcérer. Or celle de "casseur" où se croisent désormais pêle-mêle les ouvriers de Clairoix, les gamins de cités, les étudiants bloqueurs et les manifestants des contre-sommets, certes toujours efficace dans la gestion courante de la pacification sociale, permet de criminaliser des actes, non des existences. Et il est bien dans l'intention du nouveau pouvoir de s'attaquer à l'ennemi, en tant que tel, sans attendre qu'il s'exprime. Telle est la vocation des nouvelles catégories de la répression.

Propos recueillis par Isabelle Mandraud et Caroline Monnot

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Je me souviens d'avoir entendu, il y a quelques semaines derrière moi, une émission d'histoire sur France Inter, dans laquelle le specialiste invité nous entretenait des termes de collaboration et de résistance.

Il rappelait à juste titre que durant l'occupation allemande en France, le pouvoir nationaliste de droite siégant à Vichy, menait une campagne nationale de diffamation, d'injures et d'insultes envers les résistants et les maquisards.

Ils les traitaient aux informations radiophoniques, sur les campagnes d'affichage de propagande de TERRORISTES !!! Les stigmatisant ainsi aupres de l'opinion publique, cette politique justifiait des incarcérations sur dénonciations ou simples suspicions.

L'on ose espérer que Julien Coupat sera la seule victime d'un pouvoir qui propage tellement la peur, qu'il semble même être lui-même pris à son propre jeu ??!!

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09 mai 2009

Points de Repères sur la crise du système

Vous trouverez dans cet article quelques pensées sous forme d'extrait d'articles.

Ils permettent d'y voir plus clair et d'apporter des arguments à ceux qui sont encore sceptiques ou tout simplement ignorants...

"En 2008, selon Jean Gadrey économiste, 600 milliards ont été dépensés en publicité et en sponsoring"

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Au sujet de la révolution verte et capitaliste :

" Comment pourrait-il y avoir des consommateurs vertueux en grand nombre tant que la production de masse reste irresponsable, destructrice de la planète et adepte du moins disant social ? Appeler les plus pauvres à la frugalité et à une autre consommation me paraît indécent"

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La révolution par la volonté pour un système plus égalitaire :

" Une consommation plus vertueuse ne se fera pas sans une forte baisse des inégalités. En agissant sur le bas de l'échelle, pour que tous puissent accéder à des produits de type durable.

Mais aussi sur le haut, en commençant à réflechir à un revenu maximal admissible. Cessons de pousser les gens à acheter au sein d'un système qui nous conduit au désastre.

Mais substituons à la revendication de progression indéfinie du pouvoir d'achat celle d'un partage plus équitable et durable du "pouvoir bien vivre". "

Jean Gadrey - économiste

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"L'insurrection qui vient" du Comité Invisible en format Pdf

A télécharger ici le livre "l'insurrection qui vient" par le Comité Invisible"

L_Insurrection_qui_vient

Emeute1

Pour ceux qui souhaiterait l'acquérir :

ICI

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27 avril 2009

Split Series - Jason Mraz - It's a lovely day - la Blogotheque

Jason Mraz filmé à Beaubourg par Val3rie. http://www.concertsaemporter.com/ et http://val3rie.free.fr/

La rue et ses improbables rencontres, la magie est bien là qui opère, imparfaite de beauté....

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13 avril 2009

Alain Bashung - Sur Un Trapèze - clip vidéo - paroles

On dirait qu'on sait lire sur les lèvres et que l'on tient tout les deux sur un trapèze.
On dirait que sans les poings on est toujours aussi balèzes
et que les fenêtres nous apaisent

instrumental

On dirait que l'on soufflerait sur les braises
On dirait que les pirates nous assiègent

Et que notre amour c'est le trésor
On dirait qu'on serait toujours d'accord

instrumental

J'ai traqué les toujours, déssossé les déesses, goûté aux alentours souvent changé d'adresse

ce qui nous entoure l'extension de nos corps
quand nous sommes à l'écart mineur chercheur d'or

instrumental

quand faut-il être fou que faut-il être encore ? (bis)

On dirait qu'on sait lire sur les lèvres et que l'on tient tout les deux sur un trapèze
On dirait que sans les poings on est toujours aussi balèzes
et que les fenêtres nous apaisent

instrumental

Peut-être que la nuit nous aura fait la trêve et qu'aujourd'hui ton sourire fait grève

id. 1ere strophe

instrumental

Peut-être que la nuit le monde fait la trêve et qu'aujourd'hui ton sourire fait grève

On dirait qu'on sait lire sur les lèvres et qu'on tient tout les deux sur un trapèze

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01 avril 2009

Une Semaine de Cinéma .... épisode 6 (du 6 au 12 avril 2009) - affiches de films‏

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27 mars 2009

Alain Bashung - live au Bataclan - Tournée des grands espaces - Dvd - télérama

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L'un de nos grands espaces, dynamiteur d'aqueducs, un souffle libre, maladif, un live profond, chargé d'un frisson soulagé, pour voyager avec sa légère éclaircie, s'irradier les sillons ce dimanche à tchernobyl...

Ne manquer pas cet hommage scénique, ces moments de poésie musicale de l'un de nos derniers grands joueurs de mots , de ses maux se laisser bercer par les vertiges de l'amour....

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Pour 10 euros, Faîtes vite !!!

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20 mars 2009

Inna de Yard - Concert à ne pas rater !!!

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Semaine du cinéma... épisode 5 (du 23 au 29 mars)

Les affiches de la 5° semaine de cinéma du 23 au 29 mars 2009.

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Le Fil de Fer Masqué

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Manif du 19 mars 2009 - portfolio

Ne pas manquer ce portfolio photographies/ambiance sonore de la manifestation du 19 mars 2009 qui a réuni environ 2 millions de personnes dans toute la France !!!

Diaporama

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